Nord-Kivu : Denis Mukwege dénonce un “crime innommable” après le massacre de Byambwe

Spread the love
4 / 100 SEO Score

Le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, tire la sonnette d’alarme après l’attaque meurtrière survenue ce week-end au centre de santé de Byambwe, près de Butembo (Nord-Kivu). Selon les informations locales, 17 personnes ont été tuées, dont 11 femmes hospitalisées en maternité, retrouvées égorgées dans leur lit.

Le Dr Mukwege se dit profondément choqué :

« Je suis horrifié d’apprendre que des jeunes mères qui allaitaient leurs enfants ont été brutalement assassinées et trouvées leurs gorges tranchées dans leur lit d’hôpital cette fin de semaine au centre de santé de Byambwe, à proximité de Butembo au Nord-Kivu. Sur les 17 personnes massacrées, 11 étaient des femmes en séjour à la maternité. »

Il condamne un acte qu’il qualifie d’absolument inhumain :

« En tant que gynécologue obstétricien, je condamne très fermement ces actes abjects. S’attaquer à des femmes qui ont donné la vie est le pire des crimes que l’on peut commettre, et s’apparente à une volonté planifiée non seulement de terroriser la population, mais de détruire en tout ou en partie une communauté.
Le monde ne peut tolérer le génocide silencieux des Congolais ! Il y a urgence à agir, à poursuivre les responsables de ces crimes et à protéger les civils dans l’Est de la RDC. »

Cette nouvelle attaque, attribuée selon plusieurs sources locales aux ADF, relance une fois de plus la question de la protection des populations civiles dans une région en proie aux violences répétées.

Nouveau témoignage sur l’origine du drame

Dans un autre registre, un témoignage du président des creuseurs, Patrick Kalonji, apporte des éclairages supplémentaires sur les circonstances du chaos meurtrier ayant fait d’autres victimes dans la région ces derniers jours. Selon lui, des tirs attribués à des militaires de la Garde Républicaine (GR) auraient déclenché la panique :

« L’incident a été provoqué par les balles tirées par les militaires de la Garde républicaine. Sous l’effet des tirs, deux creuseurs ont été touchés : l’un à la jambe et l’autre au bras. »

Il décrit ensuite une scène d’effroi :

« À proximité, il y avait une canalisation d’eau et un petit pont. De nombreux creuseurs se sont précipités pour traverser ce pont afin de fuir les tirs. Dans la panique, plusieurs personnes sont tombées dans la canalisation. En chutant, elles ont piétiné d’autres personnes, ce qui a entraîné des décès. »

Un climat d’insécurité généralisée

Entre massacres ciblés de civils, violences répétées dans les zones minières et défaillance persistante de la protection des populations, l’Est de la RDC traverse une nouvelle séquence d’extrême vulnérabilité.

Punchline Team

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *