Le chiffre glace. 413 civils tués sur l’axe Kamanyola–Uvira, selon un communiqué officiel du gouvernement provincial du Sud-Kivu publié ce mercredi 10 décembre 2025 par son porte-parole, Luganywa Bashizi Didier.
Un massacre qui s’inscrit dans la progression fulgurante du M23/AFC, après plusieurs mois de résistance menée par les FARDC, les groupes Wazalendo et des unités burundaises déployées aux côtés de Kinshasa.
Un corridor de mort : de Kamanyola jusqu’à Uvira
Le bilan est confirmé après la tournée du gouverneur Jean-Jacques Purusi, le 7 décembre, dans les centres de santé et hôpitaux d’Uvira.
Les victimes, précise le communiqué, sont majoritairement des femmes, des enfants et des jeunes, ciblés dans une série d’attaques au fusil, à la grenade et aux bombes artisanales dans les localités suivantes :
- Kamanyola
- Katogota
- Luvungi
- Bwegera
- Luberizi
- Mutarule
- Lemera
- Sange
- Kiliba
- Uvira (ville)
Selon les autorités provinciales, cette violence systématique révèle une intention claire de carnage, visant notamment les familles des résistants locaux et les populations restées à proximité des lignes de front.
Un déplacement massif amplifié par la chute d’Uvira
Depuis l’entrée du M23 dans Uvira, ce mercredi 10 décembre vers 14h, la ville devenue capitale provinciale provisoire après la chute de Bukavu en février est désormais passée sous contrôle rebelle.
L’avancée a provoqué une fuite massive de la population, déjà visible aux frontières avec le Burundi, où les autorités rapportent un afflux sans précédent depuis trois jours.
Des organisations humanitaires, dont des équipes en coordination avec le HCR Burundi, décrivent une situation « hors de capacité d’absorption » dans les centres de transit, alors que les colonnes de déplacés continuent d’affluer sur la route nationale menant vers Gatumba.
Le gouvernement provincial appelle à un sursaut international
Face à l’ampleur des pertes civiles et la vitesse d’effondrement sécuritaire dans le Sud-Kivu, le gouvernement provincial lance un appel urgent à la communauté internationale :
- Protection immédiate des civils
- Stabilisation des zones tombées sous contrôle rebelle
- Renforcement de la réponse humanitaire
- Pression diplomatique accrue pour stopper les violences
Punchline Team — Le point clé
- 413 morts. En trois jours. Sur dix localités.
- Uvira est tombée.
- Les flux de déplacés explosent à la frontière burundo-congolaise.
- L’Est de la RDC entre dans l’un des épisodes les plus meurtriers de 2025.
Punchline Team