Le Président de la République a convoqué ce mercredi un Conseil restreint des ministres consacré exclusivement à la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, après la prise d’Uvira et la progression des forces de l’AFC/M23.
Au cœur des échanges : l’implication directe du Rwanda, accusé par Kinshasa d’avoir lancé une nouvelle offensive sur le territoire congolais, en violation « flagrante » des engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington signé la semaine dernière.
Une condamnation ferme et un avertissement clair
Le Chef de l’État dénonce une attaque « préméditée et coordonnée », qui intervient à un moment où le processus diplomatique était censé amorcer une désescalade.
Kinshasa estime que Kigali a rompu sa parole à peine quelques jours après avoir apposé sa signature sur l’accord de paix tripartite soutenu par Washington.
Institutions mobilisées — Alerte maximale maintenue
Le Président appelle toutes les institutions — civiles, sécuritaires et militaires — à un sens élevé de responsabilité face à ce qu’il qualifie de « nouvelle étape dans l’agression ».
Les FARDC, déjà repositionnées sur plusieurs axes du Sud-Kivu, maintiennent un niveau d’alerte maximal, alors que des renforts ont été signalés en direction de Baraka, Kamanyola et les Moyens Plateaux.
Sources sécuritaires confirment que :
- des reconnaissances aériennes ont été intensifiées,
- les unités d’artillerie ont reçu l’ordre de se préparer à des actions défensives,
- le commandement conjoint FARDC–Wazalendo a été réorganisé après la chute d’Uvira.
Réunions d’urgence : un agenda chargé dans les prochaines heures
Pour coordonner la réponse nationale, la Présidence annonce :
- la convocation d’une réunion interinstitutionnelle,
- l’organisation d’un Conseil supérieur de la défense élargi, incluant services spécialisés et partenaires stratégiques internes.
Ces réunions devraient aboutir à une feuille de route sécuritaire sur les 72 prochaines heures, dans un contexte où :
- les déplacements de civils augmentent,
- les flux vers le Burundi atteignent des niveaux critiques,
- les ONG internationales réduisent ou suspendent leurs opérations dans tout le Sud-Kivu.
Punchline Team — L’essentiel à retenir
- Kinshasa accuse le Rwanda de violer l’accord de Washington moins d’une semaine après sa signature.
- Le Président convoque un Conseil restreint : priorité absolue à la crise sécuritaire.
- Les FARDC restent en alerte maximale, restructurant leurs positions dans le Sud-Kivu.
- Une série de réunions d’urgence est lancée pour coordonner la riposte nationale.
- La situation à l’Est entre dans une phase critique où diplomatie et opérations militaires se télescopent.
Deldique Nsasi