Donald Trump : « J’ai mis fin à la guerre entre la RDCongo et le Rwanda et maintenant place aux minerais ! »

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Dans une série de déclarations très commentées depuis la signature de l’accord de paix à Washington, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est une nouvelle fois attribué le mérite d’avoir « mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda ».

« Ils m’ont dit : “S’il vous plaît, venez exploiter nos minerais”. Et c’est ce que nous allons faire », a-t-il affirmé dans un discours diffusé sur les réseaux, reprenant une formule qui a créé polémique à Kinshasa.

Un « triomphe » diplomatique… contesté par les faits

Donald Trump a salué la signature, le 4 décembre 2025 à Washington, d’un accord de paix qualifié d’historique entre la RDC et le Rwanda, dont il a été le principal médiateur.
Ce texte, officiellement ratifié en décembre après une première signature en juin, visait à mettre fin à des décennies de tensions frontalières et à poser les bases d’une architecture régionale de paix et de prospérité.

Sur le plan diplomatique, Trump a présenté l’accord comme un succès majeur, allant jusqu’à évoquer la fin d’un conflit vieux de plusieurs décennies lors de plusieurs allocutions.

Mais sur le terrain, la guerre continue

La réalité au Nord et au Sud-Kivu contredit pourtant ces proclamations.
Moins d’une semaine après la signature, les rebelles de l’AFC/M23, largement accusés par Kinshasa d’être soutenus par Kigali, ont intensifié leurs offensives et pris le contrôle stratégique d’Uvira, aggravant une crise qui a déjà fait des centaines de civils morts et des dizaines de milliers de déplacés.

Dans ce contexte, le président congolais Félix Tshisekedi a publiquement accusé le Rwanda de violer les engagements du pacte de Washington et de continuer à appuyer militairement l’AFC/M23 — allégations que Kigali rejette.

Critiques internationales sur le rôle de Trump

Des observateurs et dirigeants africains n’hésitent pas à pointer les limites de cette diplomatie ultra-médiatique.
Pour Martin Fayulu, leader politique congolais, l’accord de Washington serait un « piège » géopolitique tendu par Kigali, malgré le rôle affiché de Trump pour arrêter la guerre.

Les analystes internationaux — y compris des éditoriaux récents — soulignent que cet accord, bien qu’ambitieux, n’a pas résolu les causes profondes du conflit ni convaincu les groupes armés, dont la participation n’a pas été incluse dans les négociations de paix.

Une paix proclamée, mais des combats toujours en cours

Tandis que Trump parle de paix, les combats sur le terrain n’ont pas cessé.
Des rapports récents font état de nouvelles offensives de l’AFC/M23 et de graves violations des droits humains dans l’est de la RDC, ce qui a poussé des agences internationales comme Amnesty à souligner l’échec partiel des accords à endiguer les violences.

Le contraste est frappant :
Discours triomphal à Washington
Violence accrue sur le terrain
Déplacement massif de civils
Cela illustre à quel point la paix proclamée est encore loin d’être une réalité tangible.

Punchline Team — L’essentiel à retenir

  • Trump dit avoir « mis fin à la guerre » — mais les combats continuent en RDC.
  • L’accord de Washington existe sur le papier — mais son application est déjà mise à mal.
  • Critiques africaines et observateurs internationaux pointent ses limites.
  • Sur le terrain, des milliers de vies restent marquées par les balles, les déplacements et l’insécurité.

Deldique Nsasi

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