Kinshasa, 4 janvier 2026 — La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement entamé, ce mardi 2 janvier 2026, son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2026-2027. Une première depuis plus de trois décennies, marquant un retour symbolique et stratégique sur la scène diplomatique mondiale.
Ce siège, obtenu à la suite d’un vote de l’Assemblée générale de l’ONU en juin 2025, témoigne d’un regain de confiance internationale envers Kinshasa. La RDC remplace ainsi le Mozambique au titre de représentant de l’Afrique centrale au sein de l’organe exécutif des Nations unies.
Une tribune pour plaider la paix à l’Est
Ce retour au Conseil de sécurité intervient dans un contexte de crise sécuritaire aiguë dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les violences entre groupes armés et forces loyalistes ont causé des milliers de morts et de déplacés. Kinshasa entend profiter de ce mandat pour porter la voix des populations victimes de conflits, plaider pour le respect du droit international humanitaire et mobiliser les partenaires autour de la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Une voix africaine au cœur des enjeux mondiaux
La présence de la RDC au sein du Conseil intervient également à un moment de recomposition des équilibres géopolitiques, notamment en Afrique, avec des tensions diplomatiques, des coups d’État et une lutte pour la souveraineté face aux ingérences étrangères. Le ministre des Affaires étrangères congolais, Christophe Lutundula, a déclaré que la RDC « assumera ce rôle avec responsabilité, au service de la paix, de la justice internationale et des intérêts du continent africain ».
Un mandat sous haute attente
Durant ces deux années, la RDC participera activement aux discussions et décisions sur les grandes questions internationales : sanctions, opérations de maintien de la paix, résolutions sur les conflits, sécurité climatique, etc. Ce retour est aussi perçu comme un test diplomatique pour le gouvernement de Félix Tshisekedi, qui entend renforcer la place de la RDC dans les instances internationales.
Ce siège au Conseil de sécurité ouvre ainsi un nouveau chapitre diplomatique pour la RDC, avec l’opportunité de peser sur les décisions internationales tout en renforçant sa crédibilité sur le plan africain et mondial.
Schadrac Ofobi/Stagiare