Kalemie, 6 janvier 2026 — Plus de 2 000 déplacés internes installés sur le site de Katanika, dans la province du Tanganyika, vivent dans une extrême précarité, selon des témoignages recueillis et des rapports d’organisations humanitaires.
Ces familles, contraintes de fuir les violences armées et tensions intercommunautaires dans d’autres zones du Tanganyika, survivent dans des abris de fortune, sans accès suffisant à l’eau potable, aux soins médicaux ni à une alimentation adéquate. Parmi elles, une majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées.
Une aide insuffisante face aux besoins
Malgré la présence de quelques ONG, l’aide reste très limitée. « Il n’y a ni latrines, ni école, et les enfants souffrent de malnutrition », témoigne une déplacée. Des cas croissants de maladies d’origine hydrique inquiètent les structures sanitaires locales, déjà dépassées.
Un appel pressant lancé aux autorités
Les déplacés, appuyés par les leaders communautaires, lancent un appel urgent au gouvernement congolais et aux partenaires humanitaires. Le responsable du site affirme : « Nous avons besoin de vivres, de médicaments et surtout d’une solution durable. »
La situation à Katanika illustre l’ampleur de la crise humanitaire persistante dans plusieurs provinces de la RDC, aggravée par l’insécurité chronique et l’insuffisance des réponses d’urgence.
Schadrac Ofobi/Stagiaire