L’Union européenne a salué la perspective de la réouverture de l’aéroport international de Goma, estimant qu’il s’agira d’un signal politique puissant de l’État congolais à l’intention des populations vivant dans les zones sous contrôle du mouvement Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) (M23).
Lors d’un point de presse à Kinshasa, l’ambassadeur Johan Borgstam, représentant spécial de l’UE pour la région des Grands Lacs, a indiqué :
« Permettre quelques vols humanitaires serait déjà un signal fort, une manière de rapprocher les réalités diplomatiques et les réalités du terrain. »
Cette position s’inscrit dans le contexte où le gouvernement de la RDC a conditionné la réouverture à une autorisation exclusive de ses institutions nationales, et à un usage limité aux vols humanitaires de jour.
Pour l’UE, cette opération va au-delà de l’aspect logistique : elle représente une opportunité de restaurer la présence de l’État, de relancer l’accès humanitaire et de relancer simultanément une dynamique de paix dans une zone marquée par le conflit.
« Nous soulignons l’importance pour toutes les parties de faciliter l’accès humanitaire sans entrave dans tout le pays. Les acteurs humanitaires doivent pouvoir exercer leur mandat sur l’ensemble du territoire, peu importe qui contrôle certaines zones.C’est aussi un moyen pour l’État congolais de projeter son autorité et de montrer aux populations que la capitale ne les a ni oubliées ni abandonnées. Nous avons eu des échanges très constructifs à ce sujet. L’établissement d’un couloir humanitaire et la réouverture de l’aéroport de Goma pour des vols humanitaires demeurent pour nous des priorités », a ajouté M. Borgstam.
Ouvrir Goma, ce n’est pas juste rouvrir une piste.
C’est ouvrir un nouveau chapitre pour l’Est, où l’avion devient un messager de paix et d’espoir.
Deldique Nsasi