RDC : départ anticipé de la cheffe de la MONUSCO, l’ONU prépare sa nouvelle phase

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La cheffe de la MONUSCO en RDC, Bintou Keita, devrait quitter prématurément ses fonctions, dans un contexte déjà marqué par un retrait progressif de la mission onusienne entamé en plusieurs phases.
Des sources diplomatiques évoquent plusieurs candidats potentiels pour lui succéder, alors que plane une incertitude grandissante sur l’avenir des opérations de maintien de la paix de l’ONU dans le pays.

Ce qu’il faut retenir

  • Depuis la résolution 2765 (20 décembre 2024), le Conseil de sécurité des Nations unies a fixé la fin du mandat de la MONUSCO au 20 décembre 2025, tout en reconnaissant que la mission « ne peut plus totalement remplir son rôle » sur le terrain.
  • Les obstacles sont nombreux : l’avance militaire de l’Allied Democratic Forces (ADF) et du M23, ainsi que la restriction d’accès de la mission à certaines zones, notamment dans l’Est du pays.
  • Le départ annoncé de la cheffe montre que l’ONU et Kinshasa entament une nouvelle phase de transition, dans laquelle la responsabilité de la sécurité civile repasse progressivement à l’État congolais.

Pourquoi cela importe

Ce changement de leadership intervient à un moment critique :

  • Le retrait complet de la MONUSCO créerait un vide de pouvoir sécuritaire, selon plusieurs analystes.
  • Le nouveau contexte politique pourrait influer sur le mandat de la mission, sur sa posture et ses moyens, mais aussi sur le rôle que jouera l’ONU en RDC à l’avenir.
  • Pour Kinshasa, c’est l’opportunité de montrer qu’il peut reprendre « la main », mais aussi le risque de se retrouver seul face à des défis énormes dans l’Est.

Le changement de patron à la MONUSCO n’est pas seulement un changement de chaise.
C’est un signal clair : l’ONU se redéfinit, la RDC entre dans une nouvelle ère — et la sécurité reste le tabou majeur à gérer.

Deldique Nsasi

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