« Je l’ai dit plusieurs fois pourquoi notre monnaie se dépréciait, mais apparemment les gens sont bloqués, ils sont dans un déni psychanalytique de l’appréciation de leur propre monnaie », a déclaré le gouverneur André Wameso lors d’une audition devant la commission économique de l’Assemblée nationale.
Ce qu’il faut retenir
- Le gouverneur a reconnu que la monnaie nationale connaît des pressions, liées notamment à la dollarisation et à la faiblesse structurelle des réserves. Il juge que le “déni” collectif freine les solutions.
- Il rappelle que la récente appréciation du franc congolais résulte de mesures monétaires fortes — mais que leur effet réel dépendra de la reconnaissance par les acteurs économiques et de la bonne coordination avec la politique budgétaire.
- Il a vivement rappelé l’urgence de revisiter les allégements fiscaux et d’amplifier l’utilisation du franc congolais dans les transactions pour restaurer la dynamique de souveraineté monétaire.
Pourquoi cette alerte ?
La déclaration intervient dans un moment de tension :
- Selon des analyses, l’appréciation du franc n’a pas encore provoqué les effets attendus sur les recettes publiques — ce qui pourrait fragiliser la trajectoire budgétaire.
- Le gouverneur met ainsi en garde : ce n’est pas seulement l’évolution des taux qui compte, mais la perception et l’appropriation de cette monnaie par les citoyens et les investisseurs.
- Le “déni psychanalytique” qu’il évoque renvoie à une attitude de résistance collective face aux changements monétaires : sans adhésion, la politique reste théorique.
Punchline Team