Kinshasa : Face à la vague d’enlèvements, la ville serre la vis dans le secteur des VTC

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La multiplication des enlèvements signalés depuis le début de l’année à Kinshasa pousse les autorités provinciales à passer à l’offensive.

Plusieurs familles dénoncent une méthode désormais récurrente : des victimes kidnappées puis retenues par des ravisseurs qui exigent d’importantes rançons avant toute libération.

Pour tenter d’endiguer ce phénomène, le gouvernement provincial annonce un durcissement des règles dans le secteur du transport urbain, particulièrement celui des Voitures de Transport avec Chauffeur (VTC), parfois soupçonnées d’être utilisées dans certains cas d’enlèvement.

Dans un communiqué du ministère provincial des Transports, la ville de Kinshasa promet un « assainissement du secteur avec des mesures fortes », mêlant dispositifs sécuritaires et innovations technologiques afin de mieux protéger les habitants.

Parmi les principales mesures annoncées :
Identification formelle de tous les véhicules VTC opérant dans la capitale ;
Mise en place d’un QR code sécurisé et obligatoire pour chaque véhicule afin d’assurer une traçabilité immédiate ;
Obligation pour chaque chauffeur de disposer d’une carte professionnelle pour exercer ;
Interconnexion des plateformes numériques de VTC avec l’Agence provinciale de développement du numérique de Kinshasa (APDNK) afin de permettre la géolocalisation en temps réel des véhicules.

Les autorités préviennent que ces règles entreront en application à partir du 23 mars. Selon le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, tout chauffeur devra alors être muni de sa carte professionnelle et chaque véhicule devra être identifié et géolocalisé.

Les contrevenants pourraient être considérés comme suspects et exposés à des sanctions administratives et pénales.

Cette réaction intervient dans un climat d’inquiétude croissante après plusieurs cas médiatisés. L’un des plus marquants est celui du journaliste L’Or Mpungu, enlevé il y a environ une semaine.

Des images de lui, dénudé, menotté et bâillonné, ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Les ravisseurs exigeraient une rançon de 5 000 dollars américains pour sa libération.

Au-delà de ce cas, plusieurs familles affirment que leurs proches restent entre les mains de malfaiteurs faute de pouvoir réunir les sommes réclamées.

Face à cette montée de l’insécurité, les autorités provinciales misent désormais sur la traçabilité numérique et le contrôle strict du transport urbain pour tenter de freiner un phénomène qui inquiète de plus en plus les Kinois.
Sources vérifiables :
Communiqué du ministère provincial des Transports de Kinshasa (mesures sur la régulation des VTC).
Informations rapportées par Radio Okapi et médias congolais sur la recrudescence des enlèvements et le cas du journaliste L’Or Mpungu.

DN

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