Une opération sécuritaire renforcée
À Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, le gouvernement a annoncé que plus de 400 inciviques, souvent désignés comme bandits urbains ou “Kuluna”, ont été interpellés dans le cadre de l’opération de sécurité “Ndobo”, lancée pour lutter contre la criminalité urbaine. Cette information a été rendue publique dans une note d’information du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, lors d’une réunion du Conseil des ministres.
Objectif officiel de l’opération “Ndobo”
Selon les autorités, l’opération “Ndobo” vise à restaurer l’ordre public et à combattre le banditisme urbain, qui menace la vie quotidienne des habitants. Les personnes arrêtées entre le 21 et le 22 février 2026 ont été déférées devant les instances judiciaires compétentes pour répondre de leurs actes, selon la note gouvernementale.
Les responsables gouvernementaux ont également souligné la nécessité de poursuivre les réformes policières pour mieux équiper et former les forces de l’ordre, afin d’améliorer leur efficacité dans la lutte contre la criminalité.
Une réalité contrastée sur le terrain
Malgré ce bilan positif présenté par le gouvernement, de nombreux habitants de Kinshasa continuent de signaler une recrudescence des actes d’insécurité. Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs quartiers, des citoyens rapportent des cas d’enlèvements et d’attaques, notamment dans des taxis ou à moto, et des braquages à main armée persistent malgré l’intensification des patrouilles.
Ces témoignages contrastent avec les chiffres communiqués et soulèvent des questions sur l’efficacité réelle de l’opération “Ndobo” face à l’ampleur des actes criminels dans la ville.
Réactions de la population
Dans plusieurs zones de la capitale, la population exprime sa peur et sa frustration face à la situation. Beaucoup estiment que les annonces officielles ne reflètent pas pleinement la réalité vécue sur le terrain, où l’insécurité reste un problème majeur affectant la vie quotidienne.
Les Kinois demandent des mesures plus concrètes et une protection réelle, au-delà des communiqués politiques, afin de pouvoir circuler, travailler et vivre en paix.
Le gouvernement revendique l’arrestation de plus de 400 inciviques dans le cadre de l’opération “Ndobo”.
Ces arrestations ont été effectuées entre le 21 et le 22 février 2026 et les personnes ont été déférées devant les autorités judiciaires.
Malgré cette intensification, les actes d’insécurité continuent d’être signalés par des citoyens.
Une partie de la population réclame une sécurité plus effective et tangible à Kinshasa.
Jennifer Luboya/Stagiaire