Dans un contexte humanitaire marqué par l’insécurité et un accès difficile aux soins, Médecins Sans Frontières (MSF) affirme avoir joué un rôle clé dans la prise en charge de la santé maternelle et infantile à Walikale, au Nord-Kivu, durant l’année 2025.
Selon les données communiquées par l’organisation médicale humanitaire, 3 690 femmes ont pu accoucher en toute sécurité dans les structures sanitaires soutenues par MSF au cours de cette période.
Une intervention jugée cruciale dans une zone où l’accès aux services médicaux reste fortement limité.
Au-delà des accouchements, l’organisation indique avoir pris en charge 2 741 enfants souffrant de malnutrition, malgré des défis logistiques importants, notamment l’état dégradé des routes qui complique l’acheminement des patients et du matériel médical.
Mais la situation sanitaire reste préoccupante.
En mai 2025, 34 enfants sont décédés à l’Hôpital général de référence de Walikale, un établissement déjà sous forte pression.
Les équipes médicales ont également dû gérer plusieurs situations obstétricales complexes, notamment des naissances triples, prises en charge dans certaines structures appuyées par MSF, comme au poste de santé de Miriki en août 2025.
Les autorités sanitaires locales signalent par ailleurs une hausse des cas de mortalité infantile et de naissances prématurées dans plusieurs structures de la zone de santé de Walikale depuis le deuxième trimestre de l’année 2025.
Les observations du bureau de supervision de la zone indiquent qu’une femme sur cinq arrivant à l’hôpital pour accoucher perd son bébé à la naissance depuis le mois de mars.
Cette situation avait déjà fait l’objet d’une alerte de MSF en juillet 2025, lorsque l’organisation avait signalé la mort de 34 enfants en un seul mois, dans un contexte de dégradation de la situation humanitaire, marquée par l’intensification des violences armées et les déplacements massifs de populations.
Sous cette pression, l’Hôpital général de référence de Walikale enregistre une hausse des admissions de 6,7 % par rapport au premier semestre 2024, selon les données compilées par MSF. Une grande partie des enfants admis arrive dans un état critique, souvent à cause de la malnutrition aiguë et du manque d’accès aux soins de base.
Malgré ces défis, les équipes médicales continuent d’intervenir pour maintenir un minimum de services vitaux dans cette région du Nord-Kivu, où la santé des mères et des enfants reste l’une des urgences humanitaires majeures.
Sources vérifiables :
Données opérationnelles de Médecins Sans Frontières (MSF) sur les activités médicales à Walikale en 2025.
Informations rapportées par Punchline team la situation sanitaire et humanitaire dans la zone de santé de Walikale.
DN