À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le Ministère du Genre, Famille et Enfants de la RDC et la Fondation Friedrich Ebert ont officialisé, vendredi 6 mars à Kinshasa, un accord de partenariat destiné à renforcer la participation des femmes congolaises dans les sphères de décision.
La signature de cette convention est intervenue lors de l’inauguration du nouveau bâtiment de la fondation dans la capitale.
L’objectif affiché : soutenir l’émergence d’une gouvernance plus inclusive et favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité, conformément au principe de parité inscrit dans la Constitution congolaise.
Un partenariat pensé sur plusieurs années
Pour Constantin Grund, cet accord va bien au-delà d’un simple engagement symbolique. Il pose les bases d’une coopération structurée et durable.
Selon lui, le partenariat prévoit plusieurs axes d’action :
le renforcement des capacités des femmes leaders,
la création d’espaces de dialogue et de formation,
ainsi qu’un volet international destiné à porter davantage la voix des femmes congolaises dans les débats mondiaux.
« Cette convention porte sur un partenariat cadre qui s’étendra sur les prochaines années », a-t-il expliqué, soulignant l’importance d’un accompagnement à long terme.
Une dynamique saluée par la société civile
Présentes lors de la cérémonie, plusieurs organisations de la société civile ont salué cette initiative.
Pour Jeanne Nsamba du Comité national des femmes développement, ce partenariat pourrait constituer un levier important pour réduire les obstacles qui freinent encore l’accès des femmes aux hautes fonctions publiques.
Elle estime que la création d’espaces de collaboration permettra aux femmes de mutualiser leurs efforts afin de peser davantage dans les processus de décision politique.
Un message fort à la veille du 8 mars
La signature de cet accord intervient à seulement deux jours de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année dans le monde pour promouvoir l’égalité des droits et la participation des femmes à la vie publique.
À cette occasion, le représentant de la fondation a rendu hommage aux nombreuses militantes et pionnières congolaises qui, depuis plusieurs décennies, se battent pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes en République démocratique du Congo.
Selon plusieurs analyses publiées dans la presse congolaise, notamment par Le Potentiel et Congo Nouveau, la question de la représentation féminine dans les institutions demeure un enjeu majeur dans les débats actuels sur les réformes politiques et la consolidation de l’État de droit.