Par Perycklyss Bandenge
Une sélection stratégique à Doha
Le football congolais s’illustre une fois de plus sur la scène internationale. L’arbitre international Jean-Jacques Ndala fait partie des quinze officiels retenus pour participer à un camp de préparation de haut niveau organisé à Doha, au Qatar. Cette étape stratégique s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, qui débutera en juin prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Organisé sous l’égide de la FIFA, ce stage regroupe les arbitres présélectionnés issus des différentes confédérations continentales. Doha, déjà hôte de la Coupe du Monde 2022, est devenu un centre névralgique pour les formations d’élite grâce à ses infrastructures modernes et à son expertise organisationnelle.
Une phase d’évaluation décisive
Cette sélection traduit la reconnaissance dont bénéficie l’officiel congolais auprès des instances du football mondial. Le rassemblement de Doha représente une phase cruciale d’évaluation et de perfectionnement : tests physiques intensifs, mises en situation proches des conditions réelles de compétition, actualisation des règles du jeu conformément aux directives de l’IFAB, et renforcement des compétences liées à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).
La Coupe du Monde 2026 marquera une évolution majeure avec un format élargi à 48 équipes, une première dans l’histoire de la compétition. Ce nouveau format impliquera davantage de matchs et exigera un niveau d’excellence encore plus élevé de la part des arbitres sélectionnés. À l’issue de ce processus exigeant, seuls les officiels les plus performants auront l’honneur d’être retenus pour officier lors du plus grand rendez-vous du football planétaire.
Un parcours déjà historique
Après avoir arbitré le match d’ouverture et la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Jean-Jacques Ndala a déjà marqué l’histoire de l’arbitrage congolais. Il fait partie des arbitres africains les plus en vue de ces dernières années, régulièrement désigné pour des rencontres de haut niveau sur le continent.
Son ascension illustre également la montée en puissance de l’arbitrage africain, dont la visibilité s’est accrue lors des grandes compétitions internationales récentes.
Une fierté nationale et continentale
Pour la République démocratique du Congo, cette convocation dépasse le simple cadre sportif. Elle reflète l’évolution positive de l’arbitrage national et l’affirmation progressive des officiels africains au plus haut niveau.
À l’approche d’un Mondial inédit organisé pour la première fois par trois pays – les États-Unis, le Canada et le Mexique – la perspective de voir un arbitre congolais participer à cette compétition historique nourrit l’espoir et la fierté de toute une nation.
À Doha, c’est bien plus qu’une préparation qui se joue : c’est peut-être l’ouverture d’un nouveau chapitre pour l’arbitrage congolais sur la scène mondiale.
Jennifer Luboya/Stagiaire