Kinshasa, 27 février 2026 — Un crime d’une rare violence a profondément marqué l’opinion publique kinoise après qu’un homme a été jugé et condamné à la peine de mort pour avoir tué sa propre mère, puis consommé une partie de son corps, dans la commune de Kisenso. Ce drame familial suscite une onde de choc dans la capitale de la République démocratique du Congo.
Un crime macabre qui révolte la population
Le tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a prononcé, le jeudi 26 février 2026, la peine capitale contre Josué Kaniki Kasongo, âgé d’une trentaine d’années, reconnu coupable de meurtre et d’anthropophagie — c’est-à-dire le fait d’avoir mangé de la chair humaine, une infraction prévue et réprimée par le droit pénal congolais.
Les faits remontent à la semaine précédente, lorsque des voisins, alertés par une odeur nauséabonde, ont prévenu les services de sécurité. En entrant dans la maison de la victime, les policiers ont découvert le corps sans vie de la mère, âgée de plus de 60 ans, ainsi que des restes humains conservés dans un congélateur.
Un procès choquant en audience foraine
Le procès s’est tenu en audience foraine — une procédure d’urgence — devant une foule consternée. Les autorités ont présenté des éléments établissant que l’accusé avait non seulement tué sa mère, mais aussi découpé une partie de son corps qu’il avait ensuite consommée.
Le tribunal a également ordonné l’arrestation immédiate du prévenu et a accordé une somme de 50 000 USD à la partie civile à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Un drame aux origines familiales
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, le drame serait lié à un différend financier entre le fils et sa mère autour d’une affaire d’argent ou d’un héritage. Des sources proches du dossier indiquent que l’accusé, de retour récemment d’Europe, réclamait à sa mère une somme liée à la vente d’une parcelle de terrain, ce qui aurait conduit à une dispute avant le passage à l’acte.
Une communauté sous le choc
L’affaire a suscité une profonde stupeur et indignation à Kinshasa, tant par son extrême violence que par son caractère atroce. Elle relance des débats dans la société congolaise sur les problèmes familiaux graves, les conflits fonciers, mais aussi sur la santé mentale et les facteurs psychosociaux pouvant conduire à des actes aussi dévastateurs.
Une enquête complémentaire a été ouverte pour évaluer l’état mental du condamné au moment des faits, dans le cadre de l’instruction judiciaire.
@SchaO/Stagiaire