Kinshasa sous tension : Kabund blessé, la politique sort les griffes

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Ce samedi 6 décembre 2025, le meeting populaire prévu par le président de Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, dans le quartier Camp Luka (commune de Ngaliema, à Kinshasa), n’a pas eu lieu — transformé en affrontement brutal dès l’arrivée du cortège. Ce qui devait être un moment politique s’est mué en scène de chaos : coups, peur, blessés, des tirs… et une foule en fuite.

Les faits : bâtons, balles, blessures — un meeting qui tourne mal

  • À l’arrivée du cortège, un groupe de jeunes du quartier — selon l’entourage de Kabund, de proches du ministre des Droits humains — s’est opposé violemment au rassemblement. L’opposant a été blessé à la tête, certains membres de sa délégation aussi.
  • Des tirs à balles réelles ont été rapportés, plongeant le quartier dans la panique. Kabund accuse la Police nationale congolaise (PNC) d’avoir tiré à balles réelles, et d’avoir « couvert » les assaillants.
  • Selon l’A.Ch, des militants ont été attaqués, des objets emportés, et la sécurité du président national n’a été assurée qu’au prix d’une escorte policière — alors que ce sont justement des policiers qui sont accusés d’avoir tiré.

Kabund dénonce un usage excessif du pouvoir

Dans un communiqué et via ses réseaux sociaux, Jean-Marc Kabund a dénoncé un « massacre politique » :

« Des tirs à balles réelles, des blessés et plusieurs objets emportés par des kulunas et des policiers » — a-t-il affirmé, dénonçant une tentative d’assassinat politique imputée au pouvoir.

Selon lui, des forces de l’ordre « servaient de bouclier » aux assaillants, dans ce qu’il qualifie de tentative délibérée d’intimidation visant à faire taire l’opposition.

Contexte politique : une marche et un dialogue national en ligne de mire

Ce meeting intervenait à quelques jours de la grande marche pacifique annoncée pour le 15 décembre 2025, dont l’objectif est de réclamer un dialogue national inclusif un cadre que Kabund juge indispensable pour sortir la RDC de sa crise sécuritaire et politique.

Depuis sa libération en février 2025, Kabund s’est remis en ordre de bataille : il affirme vouloir être une alternative sérieuse pour la gouvernance nationale, dénonçant « la dérive politique, économique et institutionnelle » du régime en place.

Ce que l’incident révèle : fragilité démocratique et climat de tension

  • L’échec d’un meeting pourtant annoncé montre à quel point la pression politique et la violence peuvent encore gangrener la vie civile à Kinshasa.
  • L’usage allégué des armes à feu en pleine rue — et en présence des services de police — interroge sur la partialité des forces de l’ordre et la capacité de l’État à garantir le droit à la manifestation.
  • L’opposition reste dans l’attente d’un climat politique plus serein — indispensable à l’organisation de la marche prévue et à la crédibilité d’une opposition démocratique.

Pour que demain soit possible — Ce que demande l’A.Ch

Selon ses responsables, l’Alliance pour le Changement réclame :

  • une enquête transparente sur les violences et les tirs à Camp Luka,
  • la protection effective du droit à manifester pacifiquement,
  • la convocation urgente d’un dialogue national inclusif impliquant toutes les parties — pouvoir, opposition, société civile, élites, jeunesse.

Conclusion — Le 6 décembre 2025 à Kinshasa : un mauvais signe pour la démocratie

Ce samedi 6 décembre, l’échec du meeting de Jean-Marc Kabund à Camp Luka n’est pas qu’un incident isolé. Il envoie un signal clair : la démocratie reste sous tension, et l’espace politique reste volatil.

Si l’incident n’est pas clarifié, si les responsabilités ne sont pas établies, et si le climat de peur persiste, la marche prévue le 15 décembre risque d’être le prochain test un test pour le pays, pour la démocratie, pour l’avenir de la République.

Punchline Team

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