Washington, 6 janvier 2026— Le département d’État américain a annoncé, via son site internet, l’inscription de cinq nouveaux pays africains sur sa « liste orange » de restrictions de visas, dans le cadre de la politique de renforcement des contrôles migratoires et sécuritaires poursuivie par l’administration Trump. Le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie viennent ainsi grossir les rangs des pays soumis à des exigences accrues pour l’entrée sur le territoire américain.
Un système à deux niveaux : rouge et orange
Depuis plusieurs années, les États-Unis appliquent un système de double liste pour réguler l’attribution des visas :
- La liste rouge suspend quasiment toute délivrance de visas, sauf exceptions jugées dans « l’intérêt des États-Unis ».
- La liste orange, à laquelle appartiennent désormais vingt pays africains, impose des conditions d’obtention nettement plus contraignantes.
Douze pays africains figurent actuellement sur la liste rouge, dont plusieurs touchés par des conflits ou considérés comme à haut risque sécuritaire.
Des mesures restrictives renforcées
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les ressortissants des pays ajoutés à la liste orange doivent se soumettre à plusieurs obligations strictes pour prétendre à un visa américain :
- Paiement d’une caution pouvant aller de 5 000 à 15 000 dollars.
- Entretiens en présentiel avec des agents du département d’État.
- Transmission de l’historique de leurs réseaux sociaux sur plusieurs années.
- Fourniture d’un compte-rendu détaillé de leurs voyages antérieurs*.
Le département d’État justifie ces mesures par la nécessité de détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis et toute menace à la sécurité intérieure ».
Réactions et conséquences attendues
Si l’annonce a cette fois été faite via les canaux officiels du département d’État, et non sur Truth Social — le réseau social de prédilection du président Trump —, elle s’inscrit dans la continuité de la politique de « sécurité nationale renforcée » défendue par l’administration.
Ces nouvelles restrictions devraient compliquer significativement les déplacements des ressortissants concernés, qu’il s’agisse de voyages d’affaires, d’études ou de tourisme. Elles risquent également d’alimenter les critiques sur l’isolement croissant des États-Unis en matière de politique migratoire et sur l’impact diplomatique de telles mesures, notamment en Afrique.
La mise à jour de ces listes intervient dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une attention accrue portée aux questions de sécurité et de contrôle des frontières.
Grâce Diasongua