La MONUSCO a condamné avec force les attaques particulièrement violentes menées par les Forces démocratiques alliées (ADF) entre le 13 et le 19 novembre 2025 dans plusieurs localités du territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Selon des sources onusiennes, ces offensives ont ciblé des villages isolés, faisant plusieurs morts parmi les civils et provoquant de nouveaux déplacements de population dans une zone déjà marquée par une instabilité chronique.
Une escalade de violence dans le couloir Lubero–Beni
Les attaques attribuées aux ADF s’inscrivent dans une tendance inquiétante de recrudescence des violences dans le nord de la province, où le groupe demeure l’un des plus actifs et imprévisibles.
Les assauts ont été caractérisés par une extrême brutalité, selon des rapports préliminaires relayés par des acteurs humanitaires présents dans la région.
La MONUSCO appelle à un sursaut sécuritaire
Dans son communiqué, la mission onusienne appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des civils, tout en réaffirmant son engagement à appuyer les efforts des FARDC dans la traque des groupes armés responsables de violations graves des droits humains.
La mission insiste également sur la nécessité pour toutes les parties de garantir un accès humanitaire sécurisé, alors que des milliers de familles continuent de fuir les zones d’attaque.
Un contexte régional toujours explosif
Cette vague d’incidents survient alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays reste dominée par la présence de multiples groupes armés, exacerbée par les tensions transfrontalières et les enjeux géostratégiques dans les Grands Lacs.
Pour la communauté internationale, ces violences rappellent l’urgence de solutions durables et d’un engagement renforcé pour protéger les populations civiles.
Deldique Nsasi