La République démocratique du Congo fait face à l’une des pires crises alimentaires de son histoire récente.
Selon les dernières projections du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), 27,7 millions de Congolais se trouveront en Phase 3 ou plus d’insécurité alimentaire aiguë entre janvier et juin 2025.
Parmi eux, 3,9 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence pour survivre.
Cette estimation place la RDC parmi les pays les plus touchés au monde par la crise alimentaire, conséquence directe des conflits armés persistants, du déplacement massif des populations, de la hausse des prix des denrées et des chocs climatiques répétés.
Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme : sans une intervention rapide et coordonnée de la communauté internationale, nationale et africaine, la situation pourrait se transformer en catastrophe humanitaire majeure. Les provinces de l’Est, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika, sont les plus touchées, mais la crise s’étend désormais à d’autres régions rurales.
Alors que les familles peinent à se nourrir, les experts appellent à renforcer les programmes de résilience, soutenir les petits producteurs agricoles et accroître les financements d’urgence pour éviter le pire.
Deldique Nsasi