Le président Tshisekedi est arrivé à Doha le 2 novembre 2025 pour participer au Deuxième Sommet mondial pour le développement social (4-6 novembre). Cependant, ce déplacement revêt une dimension bien plus stratégique : parallèlement aux assises sociales, il s’inscrit dans le processus diplomatique de Doha, qui vise à relancer les négociations entre la RDC et l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Un double agenda important
D’un côté, le sommet de Doha représente une opportunité pour Kinshasa de valoriser son engagement social : lutte contre la pauvreté, inégalités, exclusion. De l’autre, l’agenda diplomatique est sous très haute tension : les discussions autour de l’AFC/M23, sous médiation du Qatar, semblent enrayées malgré les déclarations d’intention.
Un front de négociation sous haute surveillance
Lors du sixième round de Doha, gouvernement congolais et rebelles de l’AFC/M23 ont convenu d’un mécanisme de vérification du cessez-le-feu, mais sur le terrain, les combats se poursuivent.Par ailleurs, le président accuse le Rwanda d’avoir des visées profondes dans l’Est de la RDC : « une tentative de scinder notre pays », a-t-il déclaré.
Quel bénéfice pour la RDC ?
Pour le chef de l’État congolais, ce déplacement est l’occasion de :
- renforcer la visibilité internationale de la RDC,
- rappeler la priorité nationale à la cohésion sociale et à la paix,
- et surtout mettre la pression diplomatique totale sur le Rwanda et l’AFC/M23 afin que la souveraineté congolaise et la stabilité régionale reprennent le dessus.