Journaliste en Danger (JED) vient de publier son nouveau rapport annuel… et le constat reste brutal : la RDC demeure l’un des pays les plus risqués pour les professionnels des médias en Afrique, malgré une légère amélioration structurelle.
Punchline Team vous résume les chiffres clés, froidement, factuellement — sans effet de manche.
Ce que disent les chiffres : deux régimes, un même défi
PÉRIODE KABILA (2001–2018)
- 15 journalistes assassinés
- 2 disparus
- 172 incarcérations
- 519 interpellations
- 248 agressions physiques ou actes de torture
- 274 cas de menaces / harcèlements
- 286 pressions administratives, économiques ou judiciaires
- 338 entraves à la libre circulation de l’information
- 24 journalistes emprisonnés à la fin de la période
PÉRIODE TSHISEKEDI (2019–2025)
- 12 journalistes assassinés
- 4 disparus
- 59 incarcérations
- 77 interpellations
- 103 agressions physiques ou actes de torture
- 127 cas de menaces / harcèlements
- 20 pressions administratives, économiques ou judiciaires
- 100 entraves à la libre circulation de l’information
- 28 journalistes actuellement en détention
Analyse Punchline Team : des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
La courbe des violences mortelles ne recule pas assez :
12 journalistes tués en 6 ans, contre 15 en 17 ans.
Le rapport pointe notamment l’insécurité persistante dans l’Est, les services de sécurité et des autorités locales trop souvent impliqués dans des violations.
Les arrestations diminuent mais les détentions augmentent :
Moins d’incarcérations qu’avant, mais plus de journalistes en prison aujourd’hui qu’en 2018.
La pression politique évolue, pas le risque :
Le régime Tshisekedi enregistre moins de menaces, moins de pressions administratives et moins d’interpellations,
mais les attaques physiques et les assassinats restent très préoccupants.
Le message du rapport : la liberté de la presse reste en zone rouge
JED souligne que :
- L’impunité demeure la règle dans la majorité des agressions.
- Les journalistes restent particulièrement exposés dans les provinces de conflit.
- Les services de sécurité, certaines autorités politico-administratives et des groupes armés figurent parmi les principaux auteurs.
Punchline Team : la conclusion qui s’impose
La RDC a changé de paysage politique, mais pas encore de culture en matière de protection des journalistes.
Deldique Nsasi