Sud-Kivu sous le feu : nouveaux bombardements meurtriers à Kaziba et Kamanyola — civils en première ligne

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Les violences se sont de nouveau intensifiées dans la soirée du mardi 2 décembre, alors que les Wazalendo, appuyés par les FARDC, ont affronté les rebelles de l’AFC–M23, soutenus par des unités de l’armée rwandaise selon plusieurs sources sécuritaires.

Dans la chefferie de Kaziba et à Kamanyola (territoire de Walungu), les combats ont été suivis d’une série de bombardements massifs, dont l’origine reste à confirmer. Les impacts ont touché en pleine zone civile, provoquant un drame humanitaire immédiat.

Un lourd tribut civil

Des sources locales et humanitaires, ainsi que des témoignages recueillis par Radio Okapi et d’autres observateurs présents sur le terrain, font état d’un bilan provisoire particulièrement sombre :

  • au moins une dizaine de civils tués à Kaziba, dont plusieurs enfants ;
  • trois enfants tués à Kamanyola ;
  • des dizaines de blessés, parmi lesquels un journaliste d’une radio communautaire.

Les bombardements ont également ravagé des infrastructures essentielles : écoles, églises, centres communautaires, et plusieurs habitations.

Cinq groupements frappés de plein fouet

Les zones les plus touchées dans la chefferie de Kaziba sont :

  • Muhumba
  • Ngando
  • Bulumbwa
  • Kashozi
  • Mucingwa

Ces localités cumulent les pertes les plus importantes, tant humaines que matérielles. Les autorités administratives locales évoquent déjà des mouvements de population vers des zones plus sûres, alors que les organisations humanitaires alertent sur une aggravation rapide de la situation.

Un front qui s’élargit

Ces nouvelles violences interviennent dans un contexte de recrudescence des affrontements dans l’Est de la RDC, alors que les initiatives diplomatiques régionales — notamment la médiation angolaise et les discussions en cours autour d’un accord entre Kinshasa et Kigali — peinent encore à produire un effet réel sur le terrain.

Une évaluation sécuritaire et humanitaire plus détaillée est attendue dans les prochaines heures, tandis que les communautés locales appellent à une désescalade urgente et à la protection des civils.

Punchline Team

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