Tanzanie : violences post-électorales et inquiétudes régionales

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En Tanzanie, les élections générales de cette semaine, marquées par l’éviction de l’opposition, ont plongé le pays dans une nouvelle spirale de tension.
Des affrontements violents ont éclaté mercredi dans plusieurs villes, suivis d’un couvre-feu national décrété dès jeudi.

Selon Afrik.com, le pays fait face à un véritable « chaos post-électoral et un silence d’État », où les manifestants scandent « Rendez-nous notre pays ! » face à une présidence jugée fermée au dialogue.

Les observateurs évoquent une répression sévère : disparitions forcées, arrestations arbitraires et actes de torture. Amnesty International a dénoncé une « vague de terreur » orchestrée avant et après le scrutin.

Le principal parti d’opposition, Chadema, dirigé par Tundu Lissu, a été disqualifié après avoir refusé de signer un code électoral contesté.

« L’absence de communication gouvernementale alimente la peur et l’incertitude dans un pays déjà sous tension », écrit The Daily Nation, l’un des principaux journaux du Kenya voisin.

La Commission kényane des droits de l’homme (KHRC) s’est dite préoccupée par l’absence d’observateurs internationaux crédibles : plusieurs pays européens, dont la Belgique, la Suède, l’Allemagne et l’Irlande, ont retiré leurs missions, tandis que les États-Unis se limitent à une surveillance à distance.

Malgré tout, l’Union africaine (UA), la SADC et la Communauté d’Afrique de l’Est ont déployé des observateurs, un geste perçu comme une tentative de légitimation d’un processus électoral défectueux.

Dans son éditorial, le média burkinabé WakatSéra résume la situation d’un ton tranchant :

« Après les élections, la tension ! » écrit-il, dénonçant un scrutin organisé sans opposition réelle et une population « fatiguée d’être muselée ».

Punchline Team – Afrique

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