RDC – Est du pays : Kinshasa hausse le ton face à la poursuite des offensives du M23

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Les autorités congolaises expriment une nouvelle fois leur profond agacement face à la détérioration de la situation sécuritaire à l’Est, alors même que des pourparlers sont en cours avec le M23.
Selon Kinshasa, le mouvement rebelle multiplie les signaux d’ouverture à l’international, tout en poursuivant ses offensives sur le terrain et en tentant d’étendre son contrôle sur de nouvelles localités.

Le gouvernement exige une redevabilité immédiate pour tous les acteurs impliqués dans la crise, estimant qu’aucune paix durable ne peut être envisagée sans une pression internationale accrue.

Kinshasa appelle l’Union européenne à sortir de “l’inaction”

Dans ses dernières communications, le gouvernement cite les rapports des Nations unies qui documentent le soutien militaire du Rwanda au M23. Kinshasa presse l’Union européenne de franchir un cap, en rappelant que l’UE a déjà démontré sa capacité d’action, notamment avec les sanctions imposées à Moscou.
La RDC réclame des mesures fortes :

  • Sanctions individuelles contre les responsables impliqués,
  • Sanctions économiques visant des entreprises ou institutions,
  • Limitation des appuis extérieurs aux groupes armés actifs dans la région.

Selon Kinshasa, seule une pression structurelle permettra d’ouvrir la voie à des négociations réellement crédibles.

Blocage de la réouverture de l’aéroport de Goma : un silence jugé “incompréhensible”

Les autorités regrettent également le mutisme de plusieurs partenaires internationaux après le blocage, attribué au Rwanda, de la réouverture de l’aéroport de Goma.
Un blocage survenu quelques jours seulement après la conférence humanitaire de Paris, que Kinshasa estime pourtant décisive pour les populations déplacées.

“Ce n’est pas une question de politique, mais de vies humaines”, martèle un responsable congolais.

FDLR : Kinshasa réaffirme ses engagements et accuse Kigali de “verrouiller” le processus

Un des points les plus sensibles des discussions de Doha concerne la question des FDLR, souvent présentée par Kigali comme un obstacle majeur à la paix.
Kinshasa assure avoir déjà pris des mesures concrètes, conformément au CONOPS signé à Washington le 27 juin, articulé autour de deux piliers :

  1. Neutralisation des FDLR,
  2. Retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

Le gouvernement affirme avoir lancé un appel aux combattants FDLR pour qu’ils se désarment et rejoignent les bases MONUSCO en vue de leur rapatriement.
Mais ces derniers évoquent un obstacle majeur : les zones de passage seraient contrôlées par le M23 et des éléments rwandais, rendant tout déplacement impossible.

Pour Kinshasa, si le Rwanda veut réellement la fin des FDLR, il doit créer les conditions de circulation et de sécurité nécessaires afin que le processus avance.

Punchline Team

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