RDC : Goma sous tension, l’ONU sonne l’alerte maximale

Spread the love
4 / 100 Score SEO

Le Conseil de sécurité de l’ONU se penche en urgence ce mardi sur la situation explosive dans l’est de la République démocratique du Congo.

À huis clos, les grandes puissances examinent une crise relancée par une frappe de drone meurtrière survenue le 11 mars à Goma, qui a coûté la vie à une employée de UNICEF.

Dans les coulisses diplomatiques, le ton est ferme : plusieurs membres du Conseil devraient condamner l’attaque et rappeler une ligne rouge — la protection des civils et du personnel humanitaire. La MONUSCO avertit déjà : viser les agents de l’ONU pourrait relever de crimes de guerre au regard du Statut de Rome.

La pression internationale monte. L’Union africaine, par la voix de Mahmoud Ali Youssouf, exige une enquête impartiale. Même exigence du côté de l’Union européenne.

Kinshasa a déjà annoncé l’ouverture d’investigations, tandis que l’ONU reste prudente : aucune responsabilité officiellement établie à ce stade.

Sur le terrain, la guerre change de visage. L’usage de drones armés s’intensifie, pendant que les FARDC poursuivent leur offensive contre le M23. Une escalade technologique qui complique davantage un conflit déjà volatile.

En parallèle, la diplomatie tente d’éviter l’embrasement total. La résolution 2808 du Conseil de sécurité pousse pour un cessez-le-feu « immédiat, effectif et vérifiable ».

Au cœur des discussions : le mécanisme COVM, issu du processus de Doha piloté par le Qatar. L’ONU envisage même un renfort militaire pouvant aller jusqu’à 2 500 soldats pour sécuriser cette fragile accalmie.

Mais le dossier se durcit sur le plan géopolitique. Le 2 mars, les États-Unis ont sanctionné des responsables militaires rwandais ainsi que les RDF. Kinshasa applaudit, Kigali dénonce une décision « unilatérale ».

DN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *