Dans une administration longtemps gangrenée par les circuits parallèles, l’opacité décisionnelle et l’absence de contrôle interne réel, Adolphe Muzito impose une rupture ferme.
Le Vice-Premier ministre du Budget change les règles du jeu : la conformité devient obligatoire, la discipline incontournable et la transparence non négociable. Désormais, aucun acte n’est validé sans trace, aucune dépense sans procédure. Une révolution administrative qui laisse des preuves vérifiables à chaque étape.
Muzito verrouille la chaîne de décision
Sous son impulsion, l’ère des instructions improvisées est terminée. Toute action doit être juridiquement fondée. Les dossiers incomplets ? Rejetés automatiquement.
Les promotions, permutations ou engagements sans base légale ? Suspendus, sans état d’âme.
Une source interne confirme :
« Plusieurs décisions administratives soumises au VPM ont été renvoyées faute de conformité au statut des agents de l’État. »
Longtemps considéré comme l’un des ministères les plus exposés aux pressions politiques et aux dépenses non maîtrisées, le Budget est désormais doté d’un filtre strict :
- Aucun engagement sans dossier complet et traçable ;
- Visas budgétaires contrôlés ligne par ligne ;
- Dépenses hors procédure rejetées ;
- Rapport préalable obligatoire de la DGTCP.
- Les rapports internes confirment déjà une baisse notable des irrégularités depuis octobre.
Fini les interventions politiques : la technique reprend le pouvoir
Les pratiques autrefois courantes – appuis politiques, parrainages, coups de fil influents – n’ont plus d’effet.
Toute demande dépourvue d’un dossier technique conforme est désormais écartée, quelle que soit son origine.
Un membre du cabinet témoigne :
« Les requêtes parrainées, autrefois validées par simple soutien politique, sont aujourd’hui systématiquement refusées. »
Marchés publics : stop aux dérives, place au contrôle renforcé
Terrain autrefois fertile pour les surfacturations, avenants abusifs et contrats sans étude, les marchés publics subissent aujourd’hui un tri technique rigoureux :
- Relecture obligatoire des dossiers ;
- Analyse des prix et vérification de cohérence ;
- Scrutation systématique des procédures.
Même des dossiers issus du cercle proche du VPM ont été renvoyés pour réévaluation des coûts et conformité au Code des marchés publics.
Audit permanent : l’arme de gouvernance de Muzito
La culture de l’audit n’est plus une recommandation mais une obligation.
Muzito exige des mécanismes de reddition interne permanente :
- États financiers réguliers ;
- Contrôle continu des régies ;
- Corrections immédiates des écarts.
Cette politique prévient les dérapages avant qu’ils ne deviennent des scandales.
En quelques mois : une administration recadrée
Transparence, discipline, conformité : en un court laps de temps, Adolphe Muzito a imposé un style de gestion salué par plusieurs experts.
Selon eux, sa méthode anticipe et protège, plutôt que de réparer après dégâts.
Christian Ebengo