À quelques heures du huitième de finale Algérie–RDC, prévu ce mardi 6 janvier à Rabat, le sélectionneur des Léopards affiche une confiance mesurée mais assumée. Pour Sébastien Desabre, l’enjeu dépasse le prestige de l’adversaire : la qualification, rien d’autre.
En conférence de presse d’avant-match, lundi 5 janvier, le technicien français a donné le ton :
« Nous sommes concentrés uniquement sur la qualification. »
Un message clair, destiné à recentrer le groupe congolais sur l’essentiel, loin du bruit médiatique et du statut de favori souvent attribué aux Fennecs.
Un duel ouvert, malgré l’histoire
Sur le papier, l’Algérie part avec un avantage statistique. Les Fennecs occupent la 3e place africaine et la 34e mondiale au classement FIFA, contre une 9e place africaine et 56e mondiale pour la RDC. Surtout, l’histoire récente ne sourit pas aux Congolais, qui n’ont jamais battu l’Algérie en match officiel.
Mais Desabre assume l’objectif : mettre fin à cette série.
Dynamiques contrastées, certitudes partagées
L’Algérie arrive en confiance après une phase de groupes parfaite :
– 3 victoires en 3 matchs,
– 9 points,
– 7 buts marqués, 1 encaissé,
– première place de son groupe.
La RDC, de son côté, a terminé deuxième avec 7 points, 5 buts inscrits et un seul concédé. Lors de la dernière journée, déjà qualifiés, les Léopards ont fait tourner leur effectif avant de conclure par une victoire nette 3-0 face au Botswana, confirmant la solidité collective et la profondeur du banc.
Bancs profonds, options multiples
Premier enseignement : les deux sélections disposent d’effectifs riches. Les choix tactiques, le onze de départ et les ajustements en cours de match pourraient peser lourd dans une rencontre annoncée serrée. Les deux sélectionneurs s’accordent sur un point : le match peut basculer à tout moment, y compris au-delà des 90 minutes, jusqu’aux tirs au but.
Un contexte électrique
Sur les réseaux sociaux, l’affiche fait monter la température. À Rabat, les Léopards pourraient bénéficier d’un soutien populaire marocain, sur fond de relations politiques tendues entre Alger et Rabat — un paramètre extra-sportif, mais bien réel dans l’ambiance du stade.
Une certitude demeure : Algérie–RDC ne se jouera pas sur le classement FIFA, mais sur la capacité à répondre présent dans un match couperet.
DN