L’Inspection Générale des Finances (IGF) a franchi un cap majeur ce mardi 9 décembre 2025 en adoptant officiellement son nouveau cadre organique, une réforme attendue depuis plus de trois décennies.
Un tournant stratégique dans la modernisation des institutions de contrôle en RDC, porté par la vision du Président de la République et soutenu par le VPM de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.
Selon Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des Finances et chef de service, cette réforme marque « le point de départ d’une IGF plus structurée, plus performante et mieux adaptée à l’ampleur de ses missions ».
L’ancien cadre, hérité des années 1990, ne correspondait plus au volume des contrôles, ni aux exigences contemporaines de la gouvernance publique surtout dans un contexte où l’IGF a multiplié les audits stratégiques depuis 2020, notamment sur les finances provinciales, les entreprises publiques et les programmes prioritaires de l’État.
Ce qui change : les chiffres parlent
Le nouveau cadre organique fixe désormais :
- 651 agents (contre 526 auparavant)
- 300 inspecteurs
- 351 agents administratifs
Objectifs de cette montée en puissance :
- Renforcer les capacités de contrôle, alors que les missions de terrain n’ont cessé de s’intensifier ces dernières années ;
- Mieux encadrer la masse salariale, en ligne avec les réformes de rationalisation engagées depuis 2023 ;
- Clarifier les responsabilités internes, pour éviter les chevauchements de compétences ;
- Assurer une couverture plus efficace du territoire, notamment dans les provinces longtemps sous-contrôlées.
Une IGF réorganisée autour de trois piliers stratégiques
- Administration générale
– Le cœur administratif et logistique. - Corps des Inspecteurs
– Structuré en 10 brigades spécialisées, adaptées aux enjeux financiers actuels : finances locales, marchés publics, entreprises publiques, dépenses sociales, projets d’investissement, etc. - Services administratifs et financiers
– Le support interne pour offrir plus d’efficacité opérationnelle.
Pourquoi c’est important ?
Parce que cette réforme vient renforcer une institution devenue centrale dans la lutte contre la mauvaise gouvernance et l’optimisation des ressources publiques.
Alors que les contrôles se sont intensifiés ces dernières années, la mise à niveau du cadre organique était devenue incontournable pour soutenir la cadence et professionnaliser davantage les équipes.
Deldique Nsasi