RDC — Interpellation nocturne d’Emmanuel Ramazani Shadary : zones d’ombre et appels à la transparence

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Aux environs de 4 heures du matin, des hommes armés, certains vêtus d’uniformes assimilés à la Garde républicaine (GR), d’autres en tenue civile, ont fait irruption au domicile d’Emmanuel Ramazani Shadary, selon plusieurs témoignages concordants de proches et de sources politiques.

Le groupe serait arrivé à bord de six véhicules de type Jeep et d’un minibus, avant de forcer l’entrée principale de la résidence. Les hommes se seraient ensuite dirigés vers la chambre de l’ancien ministre de l’Intérieur et ex-candidat à la présidentielle de 2018, lui demandant de les suivre immédiatement.

Selon les mêmes sources, les agents auraient indiqué à son épouse qu’ils « exécutaient un ordre », tout en affirmant ne pas avoir l’intention de lui faire du mal. Avant de monter dans l’un des véhicules, Emmanuel Shadary aurait pris ses médicaments, un détail qui renforce les interrogations sur les conditions de cette interpellation.

Silence officiel, inquiétudes politiques

À l’heure de la publication, aucune communication officielle n’a précisé le cadre légal, les motifs exacts de l’opération, ni le lieu de destination de l’intéressé. Cette interpellation intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par une vigilance accrue des forces de sécurité et par des appels récurrents au respect strict des procédures légales et des droits fondamentaux.

Le PPRD, parti dont Emmanuel Ramazani Shadary est secrétaire permanent, a vivement réagi. Dans une déclaration rendue publique, Aristote Ngarime, secrétaire national du parti en charge de la communication et des médias, dénonce ce qu’il qualifie de « pratique dictatoriale » et exige la libération immédiate de son leader.

« Le camarade secrétaire permanent du PPRD, le professeur docteur Emmanuel Ramazani Shadary, a été enlevé à son domicile vers 4 heures du matin par des hommes en uniforme pour une destination inconnue », a déclaré Aristote Ngarime.

Appels à la clarté et à l’État de droit

Des acteurs politiques et organisations de la société civile appellent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette interpellation, afin d’éviter les spéculations et de garantir que l’État de droit demeure la seule boussole de l’action publique, dans un contexte national déjà fragilisé par les tensions sécuritaires à l’Est du pays.

Punchline Team

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