RDC : Katumbi applaudit l’initiative de Washington mais exige un “dialogue inclusif” pour sauver la paix et l’économie

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Alors que la RDC s’apprête à signer à Washington un accord présenté comme une avancée majeure dans la recherche de la paix avec le Rwanda, Moïse Katumbi réaffirme que ce texte, aussi important soit-il, ne suffira pas à arrêter la spirale de violence qui secoue le pays depuis des mois.

Sur X, l’opposant congolais salue l’implication directe du président américain Donald Trump dans le dossier :

« Nous encourageons le président Donald Trump pour cette initiative afin de ramener la paix dans notre pays. Mais ce n’est pas suffisant : l’accord de Washington doit être accompagné d’un dialogue inclusif, indispensable pour rassurer les investisseurs. »

“Sans dialogue, la paix restera un slogan”

Pour Katumbi, la signature de Doha puis les discussions de Washington montrent une volonté internationale de stabiliser l’Est, mais les réalités du terrain racontent une autre histoire.
En témoigne la recrudescence des attaques de l’AFC/M23 ces derniers jours au Sud-Kivu, la multiplication des déplacés et la dégradation persistante de la sécurité.

« Le dialogue va nous permettre d’économiser beaucoup d’argent, mais surtout de sauver des vies. Mettez-vous à la place de ces déplacés de guerre chaque jour. Depuis qu’on a signé à Doha, la guerre continue. J’insiste : la seule solution, c’est le dialogue inclusif — celui de la CENCO et de l’ECC. »

Un message clair : la paix ne se décrète pas dans une capitale étrangère, elle se construit avec toutes les composantes nationales, autour de la table.

Un pays en crise multiple : “L’État n’existe plus dans plusieurs zones”

Moïse Katumbi dresse également un diagnostic sévère de la situation intérieure :
— violences dans l’Est,
— tueries Mobondo dans le Kwango,
— attaques ADF,
— inondations meurtrières à répétition,
— insécurité constante à Kinshasa,
— absence visible de l’autorité de l’État.

« Le pays va très mal, surtout à l’Est, mais aussi dans la capitale. Les Mobondo dans le Kwango, les inondations, les ADF… beaucoup de morts. Il n’y a plus de sécurité, l’État n’existe plus, la population est abandonnée. »

Des propos qui résonnent alors que de nouvelles ONG alertent sur plus de 7 millions de déplacés internes, un chiffre record en Afrique, et que les incidents sécuritaires se multiplient à Kinshasa et en Ituri.

Punchline Team :

Katumbi pose une équation simple :
Accord international + Dialogue national = Chance réelle de paix.
Sans la deuxième partie, la première risque de n’être qu’un texte de plus dans l’histoire déjà longue des tentatives avortées.

Deldique Nsasi

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