Kinshasa / Nord-Kivu, 26 février 2026 — Les forces gouvernementales congolaises ont lancé ces derniers jours une offensive coordonnée sur plusieurs fronts contre le groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Nord-Kivu, dans et autour de la zone stratégique de Rubaya, selon plusieurs sources sécuritaires et médias internationaux.
Objectif stratégique : Rubaya et ses ressources
L’offensive s’inscrit dans une série d’actions militaires plus larges visant à reprendre le contrôle des territoires occupés par l’AFC/M23 depuis 2024, après une reprise des hostilités du groupe en 2021. La zone autour de Rubaya, riche en coltan, un minerai crucial pour l’industrie électronique mondiale (smartphones, ordinateurs, etc.), constitue un axe clé du conflit.
Les FARDC ont mené des attaques soutenues avec des drones, frappant des positions rebelles aux abords de ce site minier, prolongement d’opérations engagées depuis plusieurs semaines.
Une escalade après la mort d’un cadre du M23
Ce regain d’affrontements survient quelques jours après la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, tué dans une frappe de drone près de Rubaya dans la nuit du 23 au 24 février dernier, selon plusieurs médias internationaux. Ngoma était l’une des figures les plus visibles de la rébellion, dont la présence avait contribué à la mobilisation militaire du mouvement dans l’est du pays.
Des frappes aériennes intensifiées ces derniers jours ont touché des positions rebelles dans le territoire de Masisi, aggravant encore plus la situation sécuritaire déjà fragile.
Combats sur plusieurs fronts
Selon les informations disponibles :
• Les attaques gouvernementales se sont multipliées sur différents axes, avec l’appui de drones ciblant des infrastructures et des convois soupçonnés d’être contrôlés par le M23.
• La cité minière de Rubaya a été le théâtre de plusieurs frappes, provoquant psychose et craintes parmi les populations locales quant à la sécurité de leurs habitants et de leurs biens.
• Des combats ont également été signalés dans des localités proches, comme Kazinga, au nord-ouest de Rubaya, où des milices rebelles et forces gouvernementales se disputent le contrôle du territoire.
Conséquences humanitaires et politique
La reprise des hostilités intervient malgré des tentatives de cessez-le-feu négocié par des médiateurs internationaux, notamment l’Angola, avec l’appui de l’Union africaine, du Qatar et des États-Unis. La poursuite des combats alimente les déplacements de populations, la peur des civils, et complique l’acheminement de l’aide humanitaire dans ces zones déjà fragilisées par de longues années de conflit.
L’AFC/M23, pour sa part, a dénoncé une offensive généralisée des forces de Kinshasa, affirmant que ces opérations violent les accords de cessez-le-feu et traduisent un choix militaire assumé du gouvernement.
@SchaO/Stagiaire