Dans un moment empreint d’émotion et de gravité, le président français Emmanuel Macron a cité le héros de l’indépendance congolaise Patrice Emery Lumumba :
« À mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau. »
Ces mots ont résonné avec force, mardi, lors de la Conférence internationale de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, organisée à Paris.
Une mobilisation internationale autour du Congo
Face à la crise humanitaire persistante dans l’Est de la RDC, la France et ses partenaires internationaux ont annoncé 1,5 milliard de dollars de promesses de financement destinés à soutenir les efforts de stabilisation, de développement et d’assistance humanitaire.
Parmi les mesures concrètes annoncées, la réouverture de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires légers, afin de faciliter l’accès aux zones les plus touchées par les violences et les déplacements de population.
Des chiffres qui choquent : « Une femme violée toutes les 4 minutes »
Le président Macron a dressé un tableau sombre mais réaliste de la situation :
« Dans la région des Grands Lacs, une femme est violée toutes les quatre minutes, un enfant toutes les trente minutes. »
Une déclaration qui vise à réveiller les consciences internationales sur la gravité du drame humain que vit l’Est congolais depuis plusieurs décennies.
L’appel à la responsabilité collective
« La paix dans les Grands Lacs ne se construira pas à coups de discours, mais d’engagements concrets », a insisté Emmanuel Macron, appelant les États africains et les bailleurs de fonds à s’unir pour transformer la souffrance en espoir.
Le président congolais Félix Tshisekedi, présent à la conférence, a salué cette initiative comme un signe de solidarité internationale envers le peuple congolais, tout en rappelant que la solution durable passera par la restauration de la souveraineté et de la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Un souffle nouveau pour la région
En citant Lumumba, Macron a voulu rappeler que le Congo n’est pas condamné à la tragédie, mais porteur d’un avenir que les Congolais eux-mêmes doivent construire, avec le soutien sincère du monde.
De Paris à Kinshasa, l’écho de cette conférence résonne comme un appel à l’action, à la justice et à la dignité.
Par la Rédaction – Punchline Team