RDC – Sénat : la loi de finances 2026 adoptée, entre consensus politique et signaux d’alerte budgétaire

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Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, lundi 15 décembre 2025 à Kinshasa, quatre textes législatifs majeurs, dont le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Ces votes sont intervenus à l’occasion de la clôture de la session ordinaire de septembre, dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et des contraintes économiques persistantes.

Sur les 109 sénateurs que compte la Chambre haute, 85 ont pris part aux différents scrutins. Le projet de loi portant habilitation du gouvernement a été adopté à une large majorité, avec 82 voix pour et 3 abstentions. Les autres textes soumis, notamment la loi de finances 2026 ainsi que la réforme du régime foncier et immobilier, ont été votés à l’unanimité des sénateurs présents.

À l’issue du vote, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a précisé les résultats :
« Sur 109 membres qui composent le Sénat, 85 ont pris part au vote. Pour la loi d’habilitation, 82 ont voté oui et trois abstentions ont été enregistrées. Concernant la proposition de loi modifiant la loi n°22-069 du 27 décembre 2022 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit, 85 sénateurs ont voté pour, sans opposition. »

Toutefois, malgré ce large consensus politique, la Commission Économie, finances et bonne gouvernance (Ecofin-BG) du Sénat a relevé plusieurs fragilités dans les projections budgétaires. Elle a ainsi recommandé au gouvernement de préparer une loi de finances rectificative, qui pourrait être examinée lors de la session parlementaire de mars 2026, afin d’ajuster le budget aux réalités macroéconomiques et sécuritaires du pays.

Par ailleurs, la proposition de loi-cadre sur la stabilité et le développement du milieu rural a été renvoyée en commission pour approfondissement, signe des divergences persistantes sur les mécanismes d’encadrement et de financement du développement rural.

Sur le volet sécuritaire, dans son discours de clôture, le président du Sénat a appelé l’exécutif à redoubler d’efforts face à la dégradation continue de la situation dans plusieurs régions du pays. Il a notamment cité l’activisme des groupes armés dans l’Est, les violences attribuées aux Mobondo dans l’Ouest, ainsi que la montée du banditisme urbain connu sous le nom de « Kuluna », désormais perçu comme une menace structurelle à l’ordre public.

Entre adoption des textes clés et mises en garde institutionnelles, la clôture de la session de septembre illustre une dynamique parlementaire marquée à la fois par l’urgence des réformes et les limites d’un cadre budgétaire soumis à de multiples pressions.

Punchline Team

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