Sud-Kivu : découverte de fosses communes près d’Uvira, au moins 171 corps retrouvés

Spread the love
5 / 100 Score SEO

Uvira, Sud-Kivu — Les autorités provinciales ont annoncé la découverte de deux fosses communes dans l’est de la République démocratique du Congo, précisément dans la province du Sud-Kivu, près de la ville d’Uvira. Cette révélation a profondément choqué l’opinion publique locale et nationale.

Selon le gouverneur provincial, Jean-Jacques Purusi, au moins 171 corps ont été exhumés dans les localités de Kiromoni et Kavimvira, situées à proximité de la frontière avec le Burundi. Les circonstances exactes des décès restent à établir, mais l’ampleur de la découverte suscite une vive inquiétude.

Des accusations visant l’AFC/M23

Des groupes locaux et des organisations communautaires affirment que ces morts seraient liées aux actions du groupe armé AFC/M23, qui a longtemps exercé son contrôle sur certaines zones de la région. Selon ces sources, des civils auraient été ciblés, accusés de collaboration avec l’armée congolaise ou avec des milices d’autodéfense locales.

Toutefois, ces accusations n’ont pas encore été confirmées par des enquêtes indépendantes, et le M23 n’a pas officiellement réagi aux allégations. Les autorités appellent à la prudence en attendant des investigations approfondies pour établir les responsabilités.

Une région marquée par des violences prolongées

La découverte de ces fosses communes intervient dans un contexte de violences persistantes dans l’est de la RDC, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières ont provoqué des déplacements massifs de population et une grave crise humanitaire.

Le Sud-Kivu, tout comme le Nord-Kivu voisin, reste l’un des épicentres de l’instabilité sécuritaire. Les civils, pris au piège des rivalités armées, sont souvent les premières victimes de ces tensions.

Appels à des enquêtes indépendantes

Face à l’ampleur de la découverte, des voix s’élèvent pour réclamer :

•⁠ ⁠L’ouverture d’une enquête indépendante et transparente ;

•⁠ ⁠L’identification des victimes ;

•⁠ ⁠L’établissement des responsabilités ;

•⁠ ⁠Et la poursuite judiciaire des auteurs présumés, conformément au droit national et international.

Pour de nombreux observateurs, cette tragédie souligne une fois de plus la nécessité d’un renforcement de la protection des civils et d’un retour durable à la stabilité dans l’est du pays.

Un signal d’alarme

La mise au jour de ces fosses communes ravive les craintes quant au sort des populations vivant dans les zones sous influence de groupes armés. Elle rappelle également l’urgence d’une réponse coordonnée entre autorités nationales, partenaires internationaux et organisations de défense des droits humains.

Alors que les enquêtes se poursuivent, une question demeure au cœur des préoccupations : combien d’autres drames silencieux restent encore enfouis sous la terre du Sud-Kivu ?

@SchaO/Stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *