Le pape Léon XIV a exprimé ce vendredi 9 janvier sa vive préoccupation face aux crises persistantes qui frappent plusieurs régions d’Afrique, lors de son traditionnel discours annuel au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège au Vatican.
Dans une adresse marquée par une forte critique de la montée des tensions mondiales, le souverain pontife a souligné que de nombreux migrants africains sont contraints de fuir en raison de « violences, de persécutions, de conflits et même des effets du changement climatique », citant « différentes régions d’Afrique » parmi celles concernées par ces phénomènes.
Violences religieuses et groupes armés
Le pape a aussi parlé des violences à caractère religieux et des attaques de groupes armés, adressant « une pensée particulière » aux victimes dans la région du Sahel et au Nigeria, ainsi qu’à celles frappées par la violence djihadiste à Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique.
Ces propos s’inscrivent dans le constat général du Saint-Siège sur l’érosion des libertés fondamentales et des droits humains, y compris la liberté religieuse, qui restent menacés dans de nombreuses zones de conflit à travers le monde.
Grands Lacs et autres foyers de violence
Le souverain pontife a également évoqué la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, qui « a fait de nombreuses victimes depuis des décennies », appelant tous les acteurs concernés à rechercher « une solution définitive, juste et durable » pour mettre fin à cette crise endémique.
Sans oublier la situation au Soudan, aujourd’hui « transformé en un vaste champ de bataille », ainsi que l’instabilité politique persistante au Soudan du Sud, le plus jeune État de la communauté internationale, né il y a quinze ans après un référendum et toujours confronté à des tensions internes et des défis sécuritaires.
Appel au dialogue et à la dignité humaine
Sans proposer de mécanisme précis pour résoudre ces crises, le pape Léon XIV a réitéré un appel ferme au dialogue, à la paix et au respect de la dignité humaine, affirmant que les réponses purement militaires ne sauraient constituer des solutions durables. Il a insisté sur le rôle de la diplomatie du consensus face à une tendance globale où la force tend à remplacer le dialogue dans la conduite des affaires internationales.
DN