Neuf mois d’inaction à l’ONU : Kinshasa et Bujumbura durcissent le ton face à Kigali

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Neuf mois après les premières alertes formelles de Kinshasa, aucune mesure coercitive n’a encore été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU pour enrayer l’escalade dans l’Est de la RD Congo.
Un immobilisme que déplore ouvertement le ministère congolais des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, alors que la crise sécuritaire s’est aggravée de manière exponentielle depuis 2024.

« La diplomatie n’est pas une faiblesse »

La RDC rappelle que sa ligne reste inchangée :

« La RDC a volontairement choisi la voie de la diplomatie, qui n’est ni une concession ni un signe de fragilité. » Thérèse Kayikwamba Wagner

Une posture défendue depuis l’Accord de Washington du 4 décembre 2025, signé sous médiation américaine et aujourd’hui ouvertement violé par les nouvelles offensives de la coalition RDF–AFC/M23.

Au Conseil de sécurité : Kinshasa alerte, chiffres à l’appui

Ce vendredi 12 décembre 2025, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner Thérèse Kayikwamba Wagner a dressé un tableau alarmant devant le Conseil de sécurité :

  • Plus de 500 000 nouveaux déplacés en quelques semaines.
  • Intensification des attaques coordonnées RDF–M23, malgré la résolution 2773, censée imposer un cessez-le-feu et un retrait immédiat des forces rwandaises.
  • Obstruction de corridors humanitaires, aggravant une crise déjà classée parmi les plus sévères au monde.

Elle a également :

  • dénoncé la violation flagrante de l’Accord de Washington,
  • mis en garde contre une régionalisation ouverte du conflit,
  • condamné la montée de la désinformation visant à masquer les responsabilités,
  • appelé le Conseil à assumer pleinement ses obligations face à une impunité devenue structurelle.

Kigali dans le viseur : Kinshasa et Bujumbura parlent d’une même voix

La pression diplomatique ne vient plus seulement de Kinshasa.
Le Burundi, qui subit lui aussi les répercussions des offensives et des frappes transfrontalières, a réitéré à l’ONU son exigence de sanctions contre Kigali.

Une convergence diplomatique rare, qui souligne :

  • la gravité de la crise,
  • l’exaspération des États de la région,
  • et l’isolement croissant du Rwanda face aux accusations internationales.

Une région en crise, un Conseil de sécurité immobile

Pendant que la situation se détériore :

  • Uvira est tombée,
  • les déplacements se comptent en centaines de milliers,
  • les violations documentées se multiplient,
  • et les appels à la responsabilité restent sans réponse.

Neuf mois après les premières alertes, le Conseil de sécurité n’a toujours pas pris de mesure coercitive.

Punchline Team

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