Que va-t-il advenir de l’accord si le M23 ne bouge pas ?

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La question a été posée avec insistance lors de la conférence de presse consécutive à la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda : que deviendra cet accord si le M23 persiste dans son immobilisme ? Interpellée sur ce point, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a livré une réponse mesurée mais ferme, rappelant que les enjeux dépassent largement ce seul groupe armé.

Le M23 ne fonctionne pas en vase clos

Pour la ministre, le M23 est un acteur dont les soutiens, les financements et les ramifications régionales sont parfaitement connus. Ainsi, si aucune évolution n’est constatée sur le terrain, il sera aisé d’identifier les puissances ou acteurs disposant d’une influence réelle sur ce mouvement et qui auraient choisi de ne pas l’exercer.

Elle rappelle également que l’accord du 27 juin impose à tous les États signataires de cesser tout appui, direct ou indirect, aux groupes armés. Toute inertie du M23 deviendrait donc un indicateur clair de manquement à ces engagements.

Le cadre de Washington : engagement et redevabilité

Les nouveaux accords signés à Washington établissent un principe simple :

la posture du M23 aura un impact direct sur l’évaluation du respect des engagements pris par les parties.

Ce cadre renforce la redevabilité régionale, en liant la dynamique du groupe armé aux obligations diplomatiques et sécuritaires des États concernés.

Le retrait annoncé des troupes rwandaises : pourquoi Trump parle de 72 heures ?

Interrogée sur l’assurance affichée par le président américain Donald Trump, qui évoque des changements dans les “prochains jours”, la ministre s’est montrée prudente.

Elle affirme ne pas faire partie de l’équipe conseillant Trump, mais souligne que lorsqu’un chef d’État s’engage publiquement sur un délai aussi court, c’est forcément sur base d’éléments concrets.

Pour elle, la signature au niveau des chefs d’État, combinée à la concomitance exigée entre le retrait des troupes rwandaises et la neutralisation des FDLR, constitue un levier politique fort susceptible d’accélérer les événements.

Un accord qui engagera chacun devant les faits

En conclusion, la ministre insiste sur la logique du cadre mis en place :

si le M23 reste immobile, les responsabilités seront clairement identifiables et le non-respect des engagements deviendra visible pour la communauté internationale.

Les jours et semaines à venir permettront donc de vérifier la sincérité et la volonté réelle des acteurs impliqués.

Grâce Diasongua